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Le rapport spécial annuel : d’une obligation à une véritable plus-value

31 mars 2026 par
Le rapport spécial annuel : d’une obligation à une véritable plus-value
NRC – CNC

Le 3 mars 2026, le Conseil national de la Coopération (NRC) a réuni près de 80 participants pour un séminaire en ligne consacré au rapport spécial annuel


Ce qui avait commencé comme une simple présentation d’une obligation légale pour les coopératives agréées est devenu un échange inspirant sur la manière dont ce rapport peut se transformer en instrument de transparence, d’amélioration de la qualité et de renforcement de l’identité coopérative. 
Le modérateur Peter Bosmans (Febecoop) a résumé l’enjeu de manière percutante : «Les coopératives sont socialement pertinentes. Cela signifie : don’t tell it, but prove it.»


Cadre légal


Christophe Meyer (SPF Économie) a présenté les contours juridiques. 
Le rapport spécial découle des modernisations de la législation coopérative — notamment la loi du 12 juillet 2013, qui a instauré une reconnaissance de durée indéterminée, et l’AR du 4 mai 2016, qui a formalisé l’obligation de rapport annuel.


Ses messages clés : le rapport est un outil structuré de suivi régulier, il renforce la transparence, et constitue un élément essentiel pour maintenir l’agrément en tant que coopérative.

Il n’existe pas de modèle obligatoire, mais le CNC a développé un modèle facultatif, permettant aux coopératives de rapporter de manière structurée sur les sept principes de l’ACI, les conditions d’agrément et leur mise en œuvre statutaire.

Ce modèle peut être obtenu sur simple demande par e-mail auprès du SPF Économie : AUC@economie.fgov.be.


Les exemples issus de contrôles récents montrent que le rapport est bien plus qu’une obligation : c’est un miroir révélant la situation réelle en matière de gouvernance, d’autonomie et de participation.


Exemples pratiques inspirants


Cera : les données coopératives, une source d’or

Avec plus de 407.000 coopérateurs, Cera a démontré comment le rapport spécial est passé d’une formalité à un pilier identitaire.

Pour Lieve Jacobs et Gregory Kévers, le rapport est « une source importante, une pierre angulaire et un levier ».

Cera y voit un potentiel inexploité : une meilleure qualité et comparabilité des données pourraient en faire un outil précieux pour chercheurs et décideurs.


Talea : un rapport qui renforce l’impact

Filip Van Lommel montre comment Talea — jeune coopérative de transition œuvrant à la végétalisation des zones d’activités — intègre le rapport dans une logique de rapport d’impact plus large.


Médor : la transparence comme valeur clé

La coopérative citoyenne Médor explique que son rapport est aujourd’hui bref — moins d’une page — mais remplit une fonction de transparence.

Des opportunités existent pour renforcer sa dimension stratégique via la visualisation et la mise en cohérence avec d’autres rapports.


Bien plus qu’une obligation


Le rapport peut devenir une occasion de : 

  • concrétiser les valeurs coopératives, 
  • renforcer la transparence, 
  • améliorer la qualité des données, 
  • impliquer davantage les coopérateurs, 
  • professionnaliser la gouvernance.


Comme Cera l’a résumé : investir dans la qualité fait du rapport un levier pour plus de force coopérative.

Téléchargez les présentations des orateurs. 

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