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Prik&Tik : indépendants, mais pas seuls

9 octobre 2026 par
Prik&Tik : indépendants, mais pas seuls
NRC – CNC

L’entrepreneur indépendant est souvent présenté comme quelqu’un qui réussit tout seul. L’image est séduisante. Jusqu’au jour où un petit négociant en boissons se retrouve à la table de géants comme Coca-Cola ou AB InBev. Le rapport de force ressemble alors à un combat entre David et Goliath… sauf que, dans ce cas-ci, David n’a pas de fronde.


Prik&Tik est né de cette prise de conscience. Dès 1984, des négociants en boissons des Campines anversoise et limbourgeoise ont choisi d’unir leurs forces au sein d’un groupement d’achat. Cette initiative, renforcée plus tard par une fusion avec une organisation sœur flamande, a donné naissance à un réseau qui compte aujourd’hui 89 magasins en Belgique.

Derrière l’enseigne bien connue se cache une société coopérative. 
Sa mission n’est pas de remplacer les commerçants indépendants, mais de les rendre plus forts. 

Les statuts l’énoncent clairement : répondre à des besoins économiques communs, réaliser des économies d’échelle et réduire les coûts, sans porter atteinte à l’indépendance des membres. 

Ici, le collectif ne s’oppose pas à l’autonomie ; il en crée au contraire les conditions.


Cette ambition prend une forme très concrète : achats groupés, négociation des prix et des remises, accès à un large assortiment de produits. 
Mais la coopération va bien au-delà des commandes communes. La mutualisation des statistiques d’achat et de vente, ainsi que des outils informatiques reliant les systèmes des membres à ceux de la coopérative, font également partie des missions prévues par les statuts. Tout le travail discret mais essentiel qui se cache derrière des rayons bien approvisionnés repose ainsi sur une solide colonne vertébrale collective. Ou, pour rester dans l’univers des boissons, sur une palette particulièrement robuste.


Les règles du jeu internes ont elles aussi leur importance. À l’assemblée générale, chaque part donne droit à une voix, mais aucun membre ne peut, même muni de procurations, exercer plus de 10 % des droits de vote présents ou représentés. 
Le capital ne donne donc pas carte blanche pour imposer sa volonté aux autres négociants : le plus gros assoiffé n’a pas automatiquement le dernier mot. 


Le dividende est quant à lui plafonné à 6 %. Suffisant pour lever son verre, mais pas assez pour développer un problème chronique avec l’alcool. 
En outre, 1 % de ce dividende est réservé à l’information et à la formation des membres.


La coopération n’est pas ici un renoncement à l’esprit d’entreprise. Elle lui donne au contraire davantage de marge de manœuvre. Car être indépendant ne signifie pas devoir tout affronter seul. 

Chez Prik&Tik, on le sait depuis plus de quarante ans : trinquer en solitaire, même le meilleur marchand de boissons n’y parvient pas.

En savoir plus : www.prikentik.be/